L'identification du furet se fait grâce à une puce électronique, et non pas par tatouage (l'identification devrait d'ailleurs bientôt remplacer le tatouage).
L'identification est absolument nécessaire et obligatoire pour passer les frontières, mais aussi pour aller dans des lieux tels que les rassemblements, etc...
Bien que dans le cas d'un animal qui ne voyage pas, l'identification n'est pas obligatoire, elle est tout de même fortement recommandée pour diverses raisons :
Si l'animal se sauve (et c'est tout de même très fréquent chez les furets), le seul moyen de retrouver son propriétaire est que l'animal soit identifié.
L'identification est le seul "titre de propriété" (même si je n'aime pas ce terme) qui prouve que cet animal est bien à vous (en cas de vol, de litige...)
C'est le seul moyen de suivre avec certitude la trace d'un animal (lors de vente, de placement de furetons...) et d'ainsi pouvoir suivre les lignées correctement et sans litiges possibles sur l'animal.
L'identification électronique par radio fréquence est une méthode d'identification qui utilise un signal échangé entre une puce électronique (le transpondeur) et un lecteur. Le transpondeur comporte un numéro d'identification unique propre à l'animal.
Le transpondeur
Photo VIRBAC ®
La puce électronique gravée dans du silicium (et dans laquelle est inscrit le code unique de l'animal) est enrobée d'une solide capsule biocompatible (en verre très résistant), à bouts arrondis qui assure une tolérance parfaite : pas de risque de démangeaison, d'allergie ou d'abcès
= Pas de rejet
Photo VIRBAC ®
Le transpondeur implanté sous la peau de l'animal est un élément tout à fait passif (inerte). Il fait la taille d'un grain de riz.
L'injecteur
Le transpondeur est implanté sous la peau grâce à un injecteur composé d'un trocart et d'un piston. L'acte est presque indolore et ne nécessite aucune anesthésie.
La plupart des injecteurs possède un "clic anti-retour", qui bloque l'injecteur en position "enfoncée" afin d'éviter que le transpondeur ne soit aspiré par le piston ou qu'il ne ressorte par le trou de peau.
Ce "clic" indique la fin de la pression exercée sur l'injecteur et donc que le transpondeur a bien été déposé sous la peau de l'animal.
L'implantation
Il existe un protocole bien défini : On lit l'animal pour vérifier qu'il n'est pas déjà “pucé”, puis on lit la puce au travers du sachet stérile pour vérifier que le code affiché sur le lecteur correspond bien au code inscrit sur l'étiquette code-barre et enfin on lit l'animal une fois qu'il est implanté (identifié).
L'implantation se fait chez le furet, en partant du haut des omoplates (normalement vers l'avant), et en direction de la gouttière jugulaire gauche. Il faut bien entendu désinfecter la peau de l'animal avant.
Une fois le transpondeur déposé en sous cutané (sous la peau de l'animal), l'organisme va réagir par la fabrication d'une gaine fibreuse tout autour de la capsule de verre (inflammation). Cette gaine fibreuse va contribuer à maintenir le transpondeur à l'endroit où il aura été implanté afin d'éviter toute migration.
Ces 2 photos ne sont que des simulations destinées à montrer à peu près le lieu d'implantation.
Attention ! En France, seuls les vétérinaires sont habilités à pratiquer une identification électronique.
Le lecteur
En cas de perte de l'animal (ou simplement pour vérifier si la puce fonctionne après implantation), il faut utiliser le lecteur de puce électronique pour lire le code. Tous les vétérinaires sont équipés, ainsi que beaucoup de refuges, les douanes, etc...
Le transpondeur implanté sous la peau de l'animal est complètement inerte et ne possède donc aucune énergie. Lorsqu'il est sollicité par un lecteur (par l'envoi d'ondes radio basse fréquence), il se “réveille” et devient actif (en fait, le transpondeur utilise l'énergie envoyée par le lecteur… on parle de technique d'induction).
Le transpondeur renvoie à son tour une onde radio captée par le lecteur qui affiche, sur un écran à cristaux liquides, le numéro contenu par la puce.
Pour déchiffrer le code de la puce il suffit d'allumer le lecteur et de l'approcher de l'animal.
Le lecteur cherche alors le signal et fait un signal sonore lorsqu'il l'a capté. Il affiche alors le numéro de la puce électronique (numéro unique bien entendu et infalsifiable).
Le numéro commence par une série de 3 chiffres indiquant le code du pays (par exemple: 250 pour la France et 056 pour la Belgique).
Ce N° d'identification est répertorié au sein d'une base de données… Le vétérinaire peut ainsi retrouver aisément le propriétaire d'un animal perdu ou volé.
En France le Syndicat National des Vétérinaires en exercice libéral (SNVEL) s'occupe de la gestion et du suivi de l'identification électronique. C'est lui qui édite les documents de pré-identification et qui délivre la carte d'identification définitive pour les chiens, les chats et les furets. Le SNVEL est l'organisme à contacter lors de la recherche de chats et des furets perdus.
En Belgique c'est l'organisme ID-CHIPS qui gère cela.
Voici la carte d'identification définitive que l'on reçoit quelque temps après l'implantation (qui remplace la feuille bleue provisoire).
Merci à mon Dakar qui a bien voulu servir de modèle pour les photos... ainsi qu'au site VIRBAC ( http://www.electronic-identification.com ) sur lequel je me suis appuyée pour cette page.
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